Le Mokushōmei, un texte fondateur
Le Mokushōmei (黙照銘), « L'inscription sur le silence et la clarté », est l’un des textes majeurs de la tradition Chan et plus particulièrement de la lignée Caodong, dont est issu le Zen Sōtō. Attribué au maître chinois Hongzhi Zhengjue (1091 à 1157), il exprime avec une grande sobriété l’esprit de la pratique de la lumière silencieuse (mokushō), qui a profondément marqué cette tradition.
Pour notre association, ce texte revêt une importance toute particulière. C’est au cours de sa découverte et de ses premières années d’étude par Taïun Meriadec qu’a émergé le nom Mokudō (黙道), « la Voie silencieuse ». Plus qu’un simple nom, il est devenu l’expression d’une orientation, d’une sensibilité et d’une manière d’aborder la pratique.
Le Mokushōmei n’a pas seulement inspiré une appellation. Il a offert une direction intérieure. Il rappelle que la Voie ne se construit ni dans l’agitation ni dans la recherche d’expériences extraordinaires, mais dans une présence simple, silencieuse et pleinement éveillée à ce qui est.
Sans prétendre en reproduire fidèlement l’enseignement, notre association s’inscrit dans cet esprit de simplicité, de dépouillement et d’intériorité. Le silence n’y est pas conçu comme une absence, mais comme l’espace vivant où l’esprit cesse de se disperser et où la réalité peut être rencontrée directement.
À l’origine de cette impulsion se trouve Taïun Meriadec, pour qui l’étude du Mokushōmei a constitué un moment décisif dans la fondation de l’Association Bouddhiste Zen Mokudō. Aujourd’hui encore, ce texte demeure l’une des principales sources d’inspiration de notre pratique et continue d’orienter notre transmission dans l’esprit de la Voie silencieuse.
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