
Les figures présentes dans ce centre
ne sont ni des divinités,
ni des objets de dévotion,
ni des supports de croyance.
Kannon (Guanyin) et Bodhidharma sont ici comme des repères de fonction, non comme des entités à invoquer.
Kannon rappelle la dimension d’écoute profonde et de compassion sans séparation,
non comme un idéal à atteindre,
mais comme l’expression naturelle de l’esprit lorsqu’il cesse de se refermer sur lui-même.
Bodhidharma rappelle le tranchant de la Voie :
l’absence de refuge extérieur,
le refus de toute illusion spirituelle,
et la primauté de l’expérience directe sur toute croyance.
La présence de ces figures sanctuarise le lieu en ce sens précis :
elle marque un espace où la pratique n’est pas négociable,
où rien n’est promis,
et où l’on ne s’appuie sur rien d’autre que l’assise elle-même.
Ici, les formes ne sont pas adorées.
Elles indiquent simplement ce que la pratique révèle, lorsqu’elle est vécue sans compromis.
